La Journée de Solidarité est une journée de travail annuelle obligatoire et non rémunérée, destinée à financer l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Pour l’organiser, l’employeur peut fixer le travail sur un jour férié (souvent le lundi de Pentecôte, hors 1er mai), supprimer un jour de RTT, ou fractionner ces 7 heures supplémentaires sur l’année. En revanche, il est strictement interdit d’imposer la suppression d’un jour de congé payé ou de placer cette journée un dimanche.
Concernant l’application pratique et la rémunération, voici les règles clés :
- Rémunération : Les 7 premières heures travaillées ne donnent droit à aucun supplément de salaire. Au-delà, les heures sont majorées en heures supplémentaires.
- Temps partiel : La durée est calculée au prorata des heures contractuelles (ex. : 5,6 heures pour un contrat de 28h).
- Forfait jours : La journée est directement incluse dans le plafond annuel de travail (généralement 218 jours).
- Absence maladie : Un salarié malade ce jour-là perçoit ses indemnités habituelles et l’employeur ne peut pas lui demander de récupérer cette journée.